Cette recherche cherche à cerner le rapport entre la jeunesse, la montée de la religiosité, le radicalisme et la migration au Sénégal. L’engagement religieux est devenu, aujourd’hui, un fait de société au Sénégal.

De plus en plus, de jeunes s’engagent, manifestent et revendiquent leur engagement de différentes manières. Cet attrait pour le religieux peut parfois prendre des allures de suivisme “du marirando” dont faisait état Souleymane Bachir Diagne1 dans son entretien. Dans la mesure où cela semblerait même friser le fanatisme et l’endoctrinement.

Dans tous les cas, il s’agit d’un renouveau religieux, un retour à la religion après les années fastes des grandes idéologies de gauche qui ont vu le recul de l’activité religieuse de la jeunesse à la fin des années 60 jusqu’au bon milieu des années 80 (Ndiaye, 2007). Cet engagement implique la redécouverte du sens de la prière et du sacré. Il impulse aux confréries un nouvel élan qui lui donne tout son succès actuel.